Un abri contre les allergies - I
septembre 25th, 2006 · Aucuns commentaires
Les «super allergiques» peuvent respirer. Il existe de nombreux matériaux de construction hypoallergènes pour leur bâtir une forteresse contre les attaques des polluants environnementaux. Leurs symptômes vont mordre la poussière.
Paul Comtois, professeur de géographie à l’Université de Montréal, spécialisé en contamination de l’air et en allergies, explique que certaines personnes hypersensibles sont importunées par la moindre particule aéroportée qui circule dans leur logis. «Souvent, les hypersensibles ont un système immunitaire déréglé. Ils peuvent être allergiques à plusieurs éléments», éclaircit-il.
Les matériaux de construction, tels le bois, la colle et la peinture, sont des sources potentielles d’allergènes. En effet, ces matières continuent de dégager des éléments volatils après avoir été installés.
La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a cependant démontré qu’il est possible de construire un refuge hypoallergène. L’air de sa maison-modèle, utilisée pour la recherche, est exempt de vapeurs chimiques, de moisissures, de pollen et même de poussière. Afin de limiter au maximum l’émanation de particules, le prototype de cette maison «ultra saine» est composé de matériaux minutieusement choisis. L’innovation a été poussée à ses limites pour pouvoir satisfaire les plus vulnérables.
Outre un système de ventilation conçu de toutes pièces, une penderie de séchage remplace le sèche-linge mécanique. La chambre à coucher est pressurisée pour que l’air y soit le plus pur possible. Le meuble qui loge le téléviseur et les autres appareils électroniques est relié au circuit d’extraction d’air et permet même d’isoler les odeurs des livres et des magazines. La présence de plastique est restreinte puisque chauffé, il peut devenir une source d’émanations néfastes.
Virginia Salares, coresponsable du projet de maison de recherche à la SCHL, explique que les locataires doivent être prêts à faire certains compromis pour obtenir une maison saine. “Il faut accepter que les murs soient recouverts de plâtre de finition plutôt que de peinture”, illustre-t-elle.
Mme Salares possède elle-même une maison de ce type, construite il y a plus de 20 ans. «Il n’y a pas de sous-sol, pour éviter la pénétration de l’humidité par le sol. Je n’ai ni tapis, ni plywood, ni gaz naturel, ni huile. Nous n’avons utilisé aucune colle pour la céramique. Il y a un excellent système de ventilation et de chauffage électrique», détaille-t-elle. Ã la suite
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