Avantage record pour leCAC 40 - II
septembre 26th, 2006 · Aucuns commentaires
Des risques liés au dégonflement des bulles l’indice CAC 40 lui-même ne suit pas l’envolée des profits des entreprises qui le composent. Sur un an, il n’a gagné « que » 15 % dont 9 % depuis le 1er janvier. Un décalage qui n’a rien de paradoxal, car l’indice valorise surtout les anticipations de résultats à venir. Or, échaudés par le « coup de blues » des Bourses au mois de mai, les marchés sont aujourd’hui attentifs à plusieurs facteurs qui les incitent à la prudence. Les valorisations exprimées en multiples de résultats (price earning ratio, PER) ressortent aujourd’hui autour de 12 en Europe, et de 14 aux États-Unis. « C’est typique d’un marché qui pense avoir atteint le haut de cycle », juge François Chevallier, économiste stratégiste chez VP Finance.
Plusieurs des vecteurs de croissance de 2005 et début 2006 sont en effet en train de s’atténuer. Valable de ce côté-ci de l’Atlantique, mais surtout aux États-Unis, le resserrement des politiques monétaires va inévitablement alourdir les contraintes financières des entreprises, au moment où celles-ci recommencent à s’endetter pour cause d’accélération de leurs investissements et des opérations de fusions et acquisitions. Par ailleurs, la robustesse de l’euro face au dollar et au yen va peser sur les groupes dont l’activité est sensible aux effets de change.
Le dégonflement de la bulle des prix des matières premières profitera certes à bon nombre d’entreprises, mais dans le même temps, Total, qui pèse lourd dans le CAC 40, accusera nécessairement la baisse des cours du pétrole. De plus, si la croissance européenne reste bien orientée, elle demeure à un niveau plutôt bas tandis que les États-Unis affichent des signes de ralentissement. Enfin, comme le souligne François Chevallier chez VP Finance, une inconnue de taille pèse sur les anticipations : celle d’une possible crise immobilière. à la suivre
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