Avantage record pour leCAC 40 - III
septembre 26th, 2006 · Aucuns commentaires
Les fusions et acquisitions toujours d’actualitéIl n’y a pas péril en la demeure. Loin s’en faut. Pour autant, beaucoup s’accordent à dire que la croissance de la profitabilité ne se poursuivra qu’à un rythme beaucoup plus modéré que ce qu’il a été depuis 2004. « Après les années exceptionnelles que nous avons connues en 2004 et 2005, nous anticipons une poursuite de la croissance des profits, mais à un rythme beaucoup plus modéré », résume Alain Bokobza, responsable de la stratégie actions de la Société générale, pour qui, déjà , le second semestre 2006 s’annonce bien moins bon que le premier.
Ce qui n’empêchera pas le débat sur la redistribution des profits de prospérer dans plusieurs directions. Les revendications des salariés seront confortées par la réduction du chômage en Europe ainsi que par le regain, même modéré, de tensions inflationnistes. Les actionnaires ensuite risquent de se montrer encore plus exigeants. Reste à savoir dans quelles proportions, alors que les politiques de dividendes et de rachat d’actions des entreprises ont été très dynamiques en 2004 et 2005. Le débat pourrait aussi, pour certaines entreprises, prendre une forme plus inhabituelle et impliquer leurs clients : c’est en particulier le cas des énergéticiens qui, en France, voient leurs profits jugés à l’aune des factures des consommateurs.
Investir massivementCela dit, avant de distribuer trop généreusement leurs bénéfices, les grandes entreprises devraient continuer de les investir massivement, pour leur croissance interne, mais pas seulement. Nombre d’experts tablent sur une poursuite, voire une amplification des opérations de fusions-acquisitions qui ont connu de belles heures depuis le début de l’année chez Axa (Winterthur), BNP Paribas (BNL), Crédit agricole (Emporiki), Lafarge (Lafarge North Amrica), ou encore Vivendi (BMG).
« Les entreprises - et c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’économie - ont des problèmes de riches sur l’utilisation de leur capital excédentaire. Elles doivent trouver comment générer de la croissance future », explique Alain Bokobza. lefigaro
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